La publication du décret du 18 juin 2026 relatif à la sûreté portuaire et des arrêtés des 25, 29 juin et 8 juillet 2026 portant diverses dispositions relatives à la sûreté portuaire marquent une évolution majeure de la réglementation applicable aux ports maritimes et aux installations portuaires accueillant du trafic maritime international en France.
Ces textes renforcent les exigences en matière de sûreté portuaire et impactent directement de nombreux acteurs du secteur maritime et logistique.
Ces nouvelles dispositions concernent les organisations soumises aux exigences du Code ISPS (International Ship and Port Facility Security Code) et introduisent de nouvelles obligations en matière de contrôles de sûreté, de gestion des accès, d’habilitations, d’enquêtes administratives, de cybersécurité et de mise à jour des plans de sûreté.
Au-delà des évolutions réglementaires elles-mêmes, c’est surtout le calendrier de mise en conformité qui retient l’attention, avec certaines échéances à respecter dans des délais particulièrement courts.
Les principales évolutions de la réglementation de sûreté portuaire
Le décret du 18 juin 2026 et l'arrêté du 29 juin et du 8 juillet 2026 font évoluer en profondeur plusieurs aspects de la sûreté portuaire.
Les nouvelles dispositions portent notamment sur :
- L’organisation des contrôles de sûreté
- Les procédures d'habilitation
- Les enquêtes administratives
- Les titres d’accès et de circulation
- La gestion et le contrôle des accès
- La cybersécurité
- Les mesures de sûreté applicables aux zones portuaires et installations portuaires
- Les entrainements de sûreté
- Les plans de sûreté et leur mise à jour
Les impacts concrets varieront selon la nature des activités exercées, les infrastructures exploitées et l'organisation existante de chaque site.
Quels acteurs sont concernés par les nouvelles exigences de sûreté portuaire ?
Ces évolutions réglementaires concernent un large éventail d'acteurs du secteur maritime et portuaire.
Sont notamment concernés :
- Les autorités portuaires
- Les grands ports maritimes
- Les ports régionaux ou décentralisés
- Les exploitants d'installations portuaires
- Les entreprises industrielles disposant d'infrastructures portuaires
- Les responsables sûreté
- Les directeurs d’activités liées au trafic maritime international
En pratique, toute organisation soumise aux exigences de sûreté portuaire doit s'interroger sur les conséquences de ces nouveaux textes et sur les actions à engager pour rester conforme.

Pourquoi ces nouvelles exigences ont-elles été mises en place ?
Ces évolutions s’inscrivent dans un contexte de renforcement de la sûreté portuaire en France et de sécurisation accrue de la chaîne logistique maritime.
Elles visent notamment à améliorer la prévention des menaces, à renforcer le contrôle des accès aux installations portuaires et à faire évoluer certaines pratiques de sûreté au sein des ports maritimes français.
L’objectif est de mieux protéger les infrastructures portuaires stratégiques et les flux de marchandises tout en renforçant la résilience des acteurs concernés face aux risques émergents.
En toile de fond c’est une modernisation de la sûreté portuaire pour faire face notamment à la menace des narcotrafics.
Mise en conformité : quelles échéances pour les ports et installations portuaires ?
L'arrêté du 29 juin 2026 fixe deux échéances majeures pour les exploitants concernés :
Dans un délai de 4 mois
Les exploitants de zones portuaires à accès contrôlé, de zones à accès restreint et d'installations portuaires doivent transmettre à la préfecture un plan de sûreté actualisé intégrant les nouvelles dispositions réglementaires.
Dans un délai de 2 ans
Les titres d'accès et les dispositifs concernés devront être mis en conformité avec les nouvelles exigences définies par les textes.
Ces délais rendent indispensable une évaluation rapide des impacts réglementaires et opérationnels pour chaque organisation.
Pourquoi anticiper dès maintenant ?
Même si certaines évolutions nécessitent des travaux ou des adaptations qui pourront être réalisés sur une période plus longue, la mise à jour de la documentation réglementaire constitue la première étape du processus de mise en conformité.
Anticiper permet notamment de :
- Identifier les écarts éventuels avec les nouvelles exigences
- Evaluer les impacts organisationnels et opérationnels
- Prioriser les actions à engager
- Sécuriser les échanges avec les autorités compétentes
- Planifier les éventuels investissements ou adaptations nécessaires
Plus les démarches sont engagées tôt, plus il est possible d'aborder les échéances réglementaires avec sérénité.
Accompagnement à la mise en conformité en sûreté portuaire : l’expertise SGS, Organisme de Sûreté Habilité.
Face à l'ampleur des évolutions introduites par ces textes, de nombreux acteurs s'interrogent sur les impacts réels pour leur organisation et sur les démarches à entreprendre.
Nos experts en sûreté portuaire accompagnent les autorités portuaires, les exploitants d'installations portuaires et les industriels dans :
- Le décryptage des nouvelles obligations réglementaires
- L’analyse des impacts sur leurs activités
- La mise à jour des plans de sûreté
- La préparation des dossiers réglementaires
- L'accompagnement des démarches de mise en conformité
Parce que chaque situation est différente, il est essentiel de disposer d'une lecture claire des textes et de leurs conséquences concrètes.
Afin d'aider les acteurs concernés à mieux comprendre ces évolutions, un webinar de décryptage animé par nos experts sera organisé prochainement, avec un temps dédié aux échanges et aux questions des participants.
Besoin d’évaluer votre niveau de conformité ?
Vous exploitez une installation portuaire, un terminal maritime ou une infrastructure soumise aux exigences de sûreté portuaire ?
Nos équipes accompagnent les acteurs portuaires dans l’analyse de leurs obligations réglementaires, la mise à jour de leurs plans de sûreté et la préparation de leur mise en conformité avec les nouvelles exigences introduites par le décret du 18 juin 2026 et les arrêtés des 25, 29 juin et du 8 juillet 2026.
Contactez nos experts pour échanger sur les impacts de cette évolution réglementaire et identifier les actions à engager pour votre organisation.
Liens utiles :
- Décret n° 2026-524 du 18 juin 2026 relatif à la sûreté portuaire
- Arrêté du 25 juin 2026 relatif à la mise en œuvre territoriale de la politique de sûreté portuaire
- Arrêté du 29 juin 2026 portant diverses dispositions relatives à la sûreté portuaire
- Arrêté du 8 juillet 2026 relatif aux contrôles de sûreté dans les ports et installations portuaires
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